communiqué
« Here And Other Faraway Places » de Max Foucher est un voyage tout en immersion, empreint de sérénité, à travers des villes, des souvenirs et des destinations imaginaires ; on y entend des voix de passage, des feux de signalisation, des sirènes de police, le bourdonnement industriel, le chant des oiseaux et d’innombrables autres fragments du quotidien qui se mêlent à une musique électronique subtile, mélodique et souvent hypnotique. Enregistré à Rome, Milan et Malte, l’album est traversé par une dimension spirituelle insaisissable : les cloches d’églises et les titres évocateurs — « Assisi », « Loreto », « Urbs », « Way Pilgrim », « Swimming The Tiber », « This My Crusade » — évoquent le pèlerinage, la foi et la quête incessante d’un ailleurs au-delà du familier. Pourtant, il ne s’agit pas d’un carnet de voyage littéral. Foucher métamorphose les sons du mouvement et des lieux en une expérience onirique et ambiguë, où des morceaux comme « Sforza », « Maleth » et « Somerled » apparaissent moins comme des destinations que comme les fragments d’un périple dont le souvenir s’estompe. À l’instar de son premier album « Music For Landfill », cette œuvre révèle la beauté de ce qui passe inaperçu ou relève du hasard, transformant le tumulte de la vie en une musique électronique atmosphérique, mystérieuse et profondément immersive.

